Osmies bicolores

Osmie bicolore en gros plan
Osmie bicolore en gros plan František ŠARŽÍK
  • Famille : Megachilidae
  • Ordre : Hyménoptère
  • Régime alimentaire : Nectar et pollen
  • Taille : 9 à 10 millimètres
  • Activité : Diurne

Pour les trouver sur l'hôtel à insectes, cherchez ce motif

Emplacement des Osmies bicolores sur l'hôtel à insectes

Avez-vous vu cet insecte ?

Généralités

Cette abeille sauvage qu’est l’Osmie bicolore est encore trop peu étudiée même si on en sait de plus en plus.

À priori, sa répartition géographique exacte est encore assez mal connue même si on peut la trouver dans toute la France.

Si l’état de nos connaissances pourrait s’améliorer sur cette espèce, il apparait cependant qu’elle a déjà besoin d’un coup de pattes pour ne pas disparaître…

Cycle biologique

La femelle dépose tout d’abord des feuilles mélangées à de la salive au fond de la coquille d’escargot avant d’y amener pollen et nectar pour constituer une réserve de nourriture pour la larve à venir.

Elle dépose ensuite une seule et unique larve avant d’ériger une première paroi à l’aide de morceaux de feuilles. Devant cette paroi elle va ensuite placer des débris végétaux ou autres graviers avant d’ériger une nouvelle paroi. Pour finir les choses elle dissimulera de son mieux toute la coquille et ce avec tous les matériaux qu’elle trouvera alentour. Une femelle reproduira la démarche maximum cinq fois dans l’année.

La larve éclose se nourrira des réserves pour se développer avant d’utiliser ses mandibules pour sortir de la coquille et reproduire le cycle à nouveau.

Osmie bicolore et sa coquille

Osmie bicolore préparant sa ponte dans une coquille d'escargot

Alimentation

Gros plan d'une femelle Osmie bicolore
Gros plan d'une femelle Osmie bicolore entomart

Comme toutes les abeilles sauvages, les Osmies bicolores se nourrissent de pollen et de nectar remplissant le rôle prépondérant de pollinisateur qu’on leur connaît. À leur tour les abeilles (sauvages ou non d’ailleurs) vont être chassées par tous les insectivores tels que les oiseaux, les musaraignes ou autres hérissons. On peut également imaginer que le frelon asiatique, qui impacte grandement les populations d’abeilles domestiques, doit aussi avoir une influence sur la bonne santé de l’espèce en France.

Dans le banc refuge

Le motif dessiné ici, s’il fait sens avec les coquilles d’escargots qui garnissent l’intérieur, est également fait de telle manière à ce que son ouverture soit idéale pour les Osmies bicolores. Ces mêmes ouvertures ne donnent pas la possibilité aux prédateurs de venir farfouiller à l’intérieur permettant aux larves de se développer tranquillement et aux adultes de préparer la ponte comme il se doit.